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Terroir du Holder, a Wihr-au-Val

La résurrection d’un terroir.

Et s’il n’en reste qu’un... le domaine Schœnheitz sera celui-là. L’histoire de Wihr-au-Val, petit village de la vallée de Munster aussi appelé Val Saint-Grégoire, concentre le passé complexe... et les réalités plurielles du vignoble alsacien. Excentrée de la Route des Vins, la localité est fière de ses vignes aux origines millénaires.Soumis aux aléas historiques de la grande Histoire de l’Europe, les vins de Wihr-au-Val ont réjoui les cours princières et impériales des Ribeaupierre et des Habsbourg. Via le port fluvial de Strasbourg, les vins du Val Saint-Grégoire ont connu leurs riches heures sur les tables hanséatiques, scandinaves ou baltiques.
Vinrent l’annexion de 1871 par la Prusse, le phylloxéra, les dégâts causés aux vignes par les batailles vosgiennes de la guerre de 14-18, l’industrialisation qui détournait des vignes les bras vers d’autres tâches... sans oublier la destruction totale du vieux village en 1940. L’armée française en avait fait un point de résistance pour protéger son repli au-delà des Vosges au début de la débâcle, en juin. Plus de maisons ni de caves, des vignes largement détruites. La reconstruction fut longue et la viticulture en souffrit d’autant plus que la priorité des habitants était de se doter d’un toit...

Une identité pour les vins
Aujourd’hui, le village et ses alentours ont reconstitué leur environnement viticole. Mais à Wihr-au-Val, pour le moment, seule la famille Schœnheitz a choisi le métier de vigneron. Isolement subi et non voulu par ces praticiens qui se battent pour faire une place au soleil à des terroirs exposés plein sud, sur des sols dans lesquels le granit affleure avec plus ou moins d’insistance. Le Holder figure parmi ces quelques lieux-dits auxquels les vignerons vouent une reconnaissance particulière. Les 6,5 hectares de ce lieu-dit dont le sol est constitué d’un granit dur et fissuré, infiltré d’argile, s’étage entre 350 et 450 mètres d’altitude environ. « Les vignes ne souffrent pas de la sécheresse, même dans une année comme 2003. Ici, la question du rendement ne se pose pas », confient les Schœnheitz. « Ce terroir fait partie des lieux-dits bien connus dans le village et depuis fort longtemps. Le Herrenreben ou le Linzenberg disposent de sols très différents du Holder, sur lesquels les Gewurztraminer et les Pinot Gris réussissent magnifiquement. La puissance est compensée par une grande finesse, avec des arômes floraux plutôt qu’exotiques. »
De ces pentes raides qui dominent le village, naissent des vins qui se taillent une identité auprès de la clientèle du domaine. « Certains recherchent la finesse du Holder, tandis que d’autres amateurs privilégient la puissance du Herrenreben », constatent les Schœnheitz. C’est d’ailleurs précisément l’esprit d’une démarche terroir : mettre en avant les caractéristiques données au vin par un lieu-dit. Forts de cette reconnaissance commerciale, les vignerons de Wihr-au-Val espèrent bénéficier également de l’estampille de la profession, même si rien n’est gagné (lire en encadré). La longue histoire de la vigne dans la vallée de Munster peut leur servir de viatique : au restaurant L’Agneau d’Or à Munster, le patron expose une bouteille étiquetée « Val Saint-Grégoire ». Millésime : 1893.

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