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Pinot Noir : regardez ce qu'on sait faire

Vigneron d'Alsace(s) le nouveau magazine édité par les vignerons indépendants d'Alsace... Cette rubrique reprend les derniers dossiers abordés dans Vigneron d'Alsace(s), vous y trouverez également la liste des vignerons indépendants cités dans le magazine.

04_05_05_PINOT_NOIR_003_copie.jpgDe l’avis général, les Pinot Noir d’Alsace ont particulièrement bien réussi en 2003.

De quoi donner des idées à tous ceux qui pensent qu’au côté des grands blancs, l’Alsace ne perdrait rien à disposer de grands rouges. D’autant que 2004, en contrepoint de l’année précédente, confirme ce raisonnement.Rappel…
Pour ceux qui l’auraient oublié : 2003 fut l’année de la canicule. Même pour les distraits, il fut possible de rentrer des Pinot Noir très mûrs, en parfait état sanitaire, en petit rendement, forcément. Mais 2004 fut une année en dents de scie, avec de courtes périodes de soleil entrecoupées de pluies et surtout une interminable séquence humide en début d’automne. On aurait pu craindre que les Pinot Noir ne retombent dans des excès rédhibitoires en rendement ou en pourriture…

Sous l'impulsion de 2003
« La vendange 2003 m’a donné des idées », raconte Julien Gsell (Orschwihr). «J’ai eu envie de refaire la même chose», évoque-t-il. Ou en tout cas, de travailler dans un même esprit.
«Les paramètres météo ont fortement marqué ces deux millésimes. Résultat, les 2004 paraissent plus accessibles, plus fruités que les 2003. Au domaine pourtant, nous avons récolté les 2003 assez tôt, pour profiter de leur maturité sans perdre une certaine fraîcheur en bouche», explique Jean-Marie Bechtold (Dahlenheim). Mais l’idée essentielle est de profiter de l’élan donné au Pinot Noir d’Alsace : «L’année de la canicule nous a démontré ce que l’on peut faire. Surtout que les rendements ont été réellement baissés, même pour ceux qui n’y prêtent pas attention», poursuit le vigneron.
Et Christophe Lindenlaub (Dorlisheim) de s’interroger à ce propos : «Il y a bien des raisons qui font que l’on garde des rendements un peu trop élevés. Mais l’exemple de ces deux millésimes en comparaison immédiate nous donne envie de travailler dans ce sens. »

Dès l'année suivante, ce vigneron, comme Jean-Paul Schmitt (Scherwiller), a modifié le système de taille. « Nous ne cherchons pas à élaborer chaque année des vins d’une concentration extrême », disent la plupart des vignerons. L’ambition est autre : placer durablement l’Alsace sur le domaine des vrais vins rouges. « Et la demande existe : nous avons pour client une chaîne de brasseries parisiennes qui n’achètent que notre Pinot Noir dans ce style de vins », se réjouit-on au domaine Pierre Henri Ginglinger (Eguisheim).

« Nous visons une certaine régularité grâce à la maîtrise des rendements, notamment. Comme nous n’avons pas de terroirs parfaitement adaptés au Pinot Noir, nous ne visons pas forcément des rouges d’exception, mais des vins faits avec des raisins parfaitement mûrs, équilibrés, très satisfaisants en bouche », confirme Éric Rominger (Westhalten).

Regardez ce qu'on sait faire
Avec ses 2003 d’un rouge profond, aux tanins amples et soyeux, et des 2004 plus vifs, frais, mais dotés d’une belle matière pour ceux qui ont su maîtriser les paramètres d’une année moins favorable, l’Alsace montre la palette de ce qu’elle sait faire en matière de vins rouges.

Et il y a de quoi s’y intéresser de près.

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