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Domaine Charles et Dominique Frey à Dambach-la-ville

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Entrez dans l'intimité des caves, découvrez le quotidien du vigneron, comment il travaille sa vigne et produit son vin. N'hésitez plus ensuite à lui rendre visite.

frey_charles_copie.jpgIntuitivement, on pourrait penser que le bois ne fait pas bon ménage avec des bâtiments comme des chais dont le propre est de conserver une bonne hygrométrie. A Dambach-la-ville, le défi vient pourtant d’être relevé par Nathalie et Dominique Frey et leur fils Julien, où ils viennent de bâtir un chai, d’une surface de 900 m2, non enterré en ossature bois, en isolation naturelle, et le tout en régulation hygrométrique et thermique passives.

Ce défi n’en est pourtant pas un :  “C’est exactement le contraire”, explique Kay Mées, gérant de la société CCB à Sélestat, charpentier spécialiste des maisons bioclimatiques, et maître d’ouvrage de ce bâtiment basse consommation (BBC). “Car le bois est fait pour respirer. Contrairement à ce que l’on pense, il résiste très bien aux fortes hygrométries et à la vapeur, par contre il craint l’eau.”
Comparé à un bâtiment d’habitation BBC en ossature bois classique, la différence réside dans l’isolation des fondations. Ici, elles sont séparées du sol par un isolant, qui sert à préserver l’humidité. La dalle du chai a plutôt pour objectif de restituer l’humidité du sol. De plus, la terre nue a été conservée en deux endroits du bâtiment : une travée à l’emplacement des futurs foudres, et un disques de 2 mètres de diamètre, au centre de la construction très exactement. “Dessous coulent deux sources, selon le sourcier. Nous allons y mettre un menhir, sur lequel l’eau coulera, explique Dominique Frey. Ainsi, la bonne hygrométrie sera conservée. De plus ce procédé émet des ions négatifs, bons pour l’ambiance.”
Ce projet de chai à Dambach-la-ville fait toutefois figure de pionnier. Les Frey n’ont pas lésiné sur les matériaux qui sont tous écologiques et particulièrement technologiques.
Les parois sont constituées de structure “poteau-poutre” en bois massif pour l’inertie, de 11 cm d’épaisseur. A l’extérieur, une couche de 20 cm de ouate de cellulose est insufflée, retenue par une paroi en bois respirante. Vient ensuite une lame d’air et des clins en bois qui habilleront le bâtiment. A l’intérieur, certains murs de la partie cuverie sont revêtus de brique en terre crue, avec toutefois une lame d’air entre ce mur et le mur en bois. Ces briques en terre crue, fabriquées à Hochfelden, apportent de l’inertie thermique et hygrométrique au bâtiment.
Le toit est pour sa part recouvert de tôles en fibrociment ventilées. Des panneaux OSB font office de contre-ventement. Une couche de 30cm de ouate de cellulose sert à isoler et une bâche frein-vapeur hémiperméable assure la protection contre l’humidité tout en conservant les capacités respirantes des matériaux. A noter que la structure porteuse intermédiaire est assurée par des poutres de forme “IPN”, mais en bois OSB. Et la structure principale est constituée de charpente lamellée-collée. Les deux matériaux présentent l’avantage de ne pas créer de ponts thermiques.
Le bâtiment aura nécessité 40 tonnes de bois. Il abritera également une cave de stockage de bouteilles et de conditionnement, des bureaux et un caveau d’accueil, auxquels il faut ajouter des haut-vents notamment pour les pressoirs. Côté financier, il faudra compter 550 000 €. “J’avais d’abord envisagé des briques, mais vu la hauteur, la structure aurait fortement travaillé. Le tout aurait nécessité une isolation supplémentaire délicate à fixer sur les briques, ou une climatisation, ce qui aurait finalement engendré les mêmes coûts. Enfin, un petit calcul du coût du bois massif au mètre carré, comparé à de la brique maçonnée, m’a finalement convaincu d’opter pour ce bâtiment”, explique Dominique Frey.
A noter que les Frey ont pris soin de tenir compte de certaines règles de géobiologie. Les proportions du bâtiment respectent le nombre d’or, soit 1,618. L’armature en acier de la dalle est soudée, puis mise à la terre. Enfin, un soucier a défini le point central du bâtiment où sera mis le menhir.
David  Lefebvre
Est Agricole et Viticole  du 19 novembre 2010

Le domaine Dominique Frey évolue avec son temps. En 1998, il se convertit en bio. En 2010, il construit sa cave bioclimatique.

Le chai en construction en ossature bois.
Des briques en terre crue Lanter à Hochfelden.
De la ouate de cellulose Isofloc.
Des poutres IPN en bois OSB.
Des charpentes lamellées collées.
Kay Mées, charpentier à Sélestat, spécialiste de l’écoconstruction, devant les murs pleins en bois.
Au plafond, une bâche “frein - vapeur”, retenant l’hygrométrie et évitant les condensations.

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